07.09.2009
Vu à la télé
Ma salle de bain est pourrie, mal fichue, petite et le lavabo n'a jamais fonctionné. Je me brosse les dents au-dessus de la baignoire (dans laquelle je ne me baigne jamais, car l'émail est tout abîmé et ça donne une sensation désagréable).
J'ai fait un super plan que j'ai piqué à un magazine de déco pour remédier à ces multiples inconvénients. Maintenant, ne reste plus qu'à trouver des "hommes de métier" (comme on dit) pour réaliser les travaux (parce que moi, à part tout casser et peindre, vaut mieux pas que je tente autre chose).
Hier, je regardais D&Co à la télé, et c'était "7 jours pour tout changer" (en fait ils ont pris 8 jours, c'est de l'arnaque). Les gens avaient déjà une jolie petite villa, mais comme on ne prête qu'aux riches, on leur a tout rénové gratis. Et pour une fois, le résultat était pas mal (sauf les stickers géants en forme de fausses bibliothèques sur de la peinture métallisée dans le hall de nuit, mais bon).
La grosse Valérie Damidot est vraiment insupportable, n'empêche que je ferais un effort, si elle venait avec ses gentils ouvriers rénover ma pauvre salle de bain.
J'adore les émissions de déco (je suis notamment fan de la rubrique SOS Maison dans Question Maison - il est fort le type, très fort, mais est-ce qu'il aurait trouvé mon super plan de salle de bain qui permet de caser la machine à laver ni vu ni connu ?).
De manière générale, je regarde beaucoup la télé en ce moment. C'est nul mais bon : c'est les vacances...
Toujours est-il que je remarque de plus en plus une nouvelle tendance dans les émissions : le "je suis incompétent, je veux être pris en main par la télé".
Y a le grand frère, par exemple, que je déteste à cause de son bête accent, et de sa tête de con. Moi si j'avais des enfants, sûr que je voudrais pas qu'ils le prennent en exemple...
Dans le même genre, y a (ou avait ?) aussi super nanny, qui vient à la rescousse des parents dépassés par leur progéniture (parfois une gamine de 3 ans).
Et tout à l'heure, je suis tombée sur C'est du propre, l'émission où on peut te ranger tout ton brol chez toi, à condition que tu admettes devant la France entière (et la Belgique) que tu es un gros porc. Là, en l'occurrence, la madame était en pleurs, et on voulait nous faire croire que si elle vivait dans une porcherie, c'était parce qu'elle avait trop le cœur sur la main et qu'elle préférait s'occuper d'autrui plutôt que de sa baraque. Oui, oui,... Perso je déteste le ménage, et ce n'est certainement pas ma priorité dans la vie, mais faut pas pousser.
Ces émissions jouent sur le phantasme du "Zorro est arrivé".
J'avoue que j'y suis moi-même assez sensible. Quand j'ai pas trop le moral, je rêve aussi de pouvoir tout laisser tomber et de me remettre entre les mains bienveillantes de Zorro (ou de Superman, ou de n'importe qui qui voudrait me prendre en charge). C'est simplement humain, je crois.
Mais de là à appeler la télé à tout bout de champ... Mouais.
01:16 Publié dans Menaces | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.09.2009
Le pied
Encore 18 jours de congé devant moi. Et mon "agenda des vacances", qui m'angoissait tant à force d'être désertique, va peut-être bien se remplir : j'ai l'occasion de partir en Irlande pour trois fois rien (voir ma petite cousine qui bénéficie d'une bourse absolument exorbitante pour un échange pédagogique dans le cadre de ses études d'institutrice). C'est le pied, le panard, le méga peton.
En parlant de peton, y en avait un peu ragoûtant dans le couloir qui menait à la cantine de mon boulot. Sur une affiche de la CSC, qui souhaitait de bonnes vacances à tous ses affiliés (donc pas à moi, car je ne suis pas syndiquée). Avec le vert de leur charte graphique, et vu qu'on en voyait la plante en gros plan, avec un peu de sable encore collé, ça faisait carrément gorgonzola. Beurk ! Ca me dégoûtait à chaque fois...
Après ça, fallait vraiment être au taquet sur l'économie réalisée (ou bien être fan des cantinières mais là j'ai carrément un doute) (en même temps, 1.6 euro pour un sandwich aux crevettes...), pour ne pas bafouiller les acquis sociaux obtenus de dure par nos camarades fonctionnaires en fuyant le lieu de restauration mis à notre disposition par notre employeur au profit d'un syndicalement incorrect Exki (ou pire, le Mc Do).
Les pieds nus, de manière générale, c'est moche. En photo, c'est pas évident évident à traiter, à ce qu'on dit (sauf les pieds de bébés) (et les pieds d'hommes c'est encore pire).
Au bon vieux temps où mon bon vieux Canon n'avait pas encore mordu la poussière (ou plutôt le sable) et rendu l'âme, il m'arrivait souvent de photographier mes pieds en vacances. Le résultat n'était pas si affreux quand j'y repense. Mais je trichais : je mettais du vernis.
En été, je porte toujours du vernis. C'est comme ça, c'est la tradition. A l'heure où je vous parle, y a sur mes doigts de pied (outres des chaussettes écossaises et mon plaid en polar) un vernis orange fluo dont je suis très fière. Mais il commence à s'écailler. La vie est dure...
Allez, je vais me consoler en surfant sur des sites irlandais. Ca a l'air superbe, là où ma cousine est installée. Y a des falaises et tout. Mais malheureusement la météo est pas top : des averses. Pas sûr que je pourrai montrer mon beau vernis orange fluo là-bas...
22:22 Publié dans Opportunités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.09.2009
Eureka, j'ai trouvé. Bah non en fait.
Depuis longtemps, je rêve de créer un truc qui marcherait super bien et qui me rendrait riche et célèbre. C'est original, non ? Du genre, je veux être Mark Zuckerberg quand je serai grande (bon, je sais, j'ai 5 ans de plus que lui... mais je suis sûre qu'il me dépasse de deux têtes, avec sa tête de joueur de water-polo).
L'idée, ça serait de partir de la théorie des besoins de Maslow.
Bah oui, y a qu'à voir les sites que je consulte moi-même (parce que mon concept génial ne peut être qu'un machin en ligne, c'est évident). Resto.be, marmiton.org, la météo sur Yahoo : besoins physiologiques. Le site de la Stib et Google pour pas me perdre dans la jungle du Web : besoin de sécurité. Facebook, ma messagerie : besoin d'amour et d'appartenance. Mon blog : estime des autres et accomplissement personnel. Ca colle !
Pour ratisser large, je me dis qu'il faudrait partir des besoins primaires, mais là je calle (comme Sophie, qui fait un club avec Mark Zuckerberg et Maslow, de ceux dont il faut placer le nom dans un post pour faire cool).
Le blème, c'est que je ne suis pas trop primaire, comme fille (sauf pour les rillettes). Ou bien, explorer le domaine de la drague sur Internet ... Mouis, ça pourrait me brancher, ça.
Mais y a de la concurrence sur le marché des sites de rencontre (et les sites de cul, NON, because je suis la ligue anti-pornographie à moi toute seule - comme ça vous êtes prévenu !).
Alors il faut faire original, se démarquer et viser un marché bien ciblé. Alors je me suis dit comme ça : pourquoi pas cibler les gens qui (comme moi à ma grande joie) prennent les transports en commun tous les jours ?
Pour ne rien vous cacher, je suis une grande fan de la rubrique Kiss & Ride dans le journal Métro (j'ai même publié une annonce un jour, jamais su si le mec l'avait lue ou pas...).
J'avais donc dans l'idée, comme idée géniale, de transposer le concept en virtuel. On aurait une carte d'un réseau de transports en commun, et on pourrait laisser des messages aux gens qui fréquentent les mêmes lignes. Pas con, hein, dit-elle d'un air de triomphe (je t'aurai, Mark Zuckerberg, je t'aurai. Je commence petit mais prends garde à toi).
Malheureusement, j'ai découvert récemment que des méchants usurpateurs m'avaient déjà piqué l'idée (on a dû s'introduire dans mon cerveau quand je rêvais la bouche grande ouverte - c'est une vieille technique utilisée par les piqueurs d'idées professionnels - je devrais décidément aller faire un tour à la clinique du sommeil, parce que ça devient plus possible dans ces conditions).
C'est con pour moi, mais ça n'en demeure pas moins marrant. Allez, sans rancune, je laisse tomber mes projets d'idées de concepts de génie, et je fais un petit tour d'horizon de ces sites (en tout bien tout honneur, non mais je ne suis pas une femme volage, pour qui me prenez-vous ?) - autant dire que je saute du coca light, mais vous avez l'habitude.
[Passer du coca light est une contrepétrie déposée par mon collègue Xavier, avis aux zuzurpateurs]
Y a d'abord http://www.croisedanslemetro.com/, mais ça ne marche que pour le métro (comme son nom l'indique). Ca couvre les villes de Paris, Lille, Lyon, Marseille, Renne, Toulouse... et même Bruxelles ! Bon, pour Bruxelles, y a qu'un message publié : "L'ange de la Porte de Hal". C'est vachement poétique, et puis la Porte de Hal, c'est à côté de chez moi ça (mais désolée je ne porte jamais de collier de perles, c'est une question de principes).
Y a aussi http://www.dilelui.com/, qui n'est pas spécifique aux transports en commun (le coup de foudre a pu avoir lieu dans un supermarché par exemple, ou sur une piste de ski). Ca a l'air assez connu, en fait. Ils ont même fait un partenariat avec la SNCF et ça donne un site spécial pour les rencontres à grande vitesse : http://www.tgv.dilelui.com/, ça s'appelle. Y en a qui ne perdent pas le Nord...
Bref, je devrai trouver autre chose, comme idée de génie. Mais je l'aurai un jour, je l'aurai, ce gamin de Mark Zuckerberg... Moi aussi je deviendrai riche et célèbre à 20 ans à peine. Comment c'est plus possible ? Mais c'est quoi cette injustice ?
PS : Je ne suis peut-être pas riche et célèbre, mais moi au moins on me fiche la paix.
Quand je tape son nom dans Google, à ce cher Mark (parce que je n'arrive jamais à me souvenir de son nom, en fait - ça fait le malin mais ça a un nom imprononçable), ils me suggèrent 3 associations bizarres : Mark Zuckerberg juif, Mark Zuckerberg sioniste et Mark Zuckerberg girlfriend (une asiatique, apparemment). Le monde est quand même étrange...
19:02 Publié dans Opportunités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


